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La balançoire

Déjà au temps très très lointain quand notre planète s’appelait encore Emeraude, les enfants aimaient jouer et s’amuser. A cette époque il n’y avait pas de jouets mais d’énormes balançoires dans les arbres, qui étaient verts émeraude et beaucoup plus hauts que ceux que vous connaissez aujourd’hui. Ces escarpolettes étaient le passe-temps favori de tous les enfants.

Lunesco, un petit garçon espiègle, était de loin le meilleur, le plus hardi aussi. Il allait haut et toujours plus haut. Il aurait aimé voler. Alors un jour qu’il était à nouveau bien plus haut que ses camarades, il se projeta dans l’air et fut attrapé par le vent qui le fit pirouetter, monter et virevolter avant de le déposer comme une plume sur un nuage. Ah, ce que c’était magnifique. Il regarda la planète Emeraude, ses camarades pointèrent vers lui, ils rirent et crièrent. Toute la journée Lunesco s’émerveilla à contempler les forêts, les rivières, les montagnes, la mer, les falaises et les petits villages aussi. Il n’y avait pas encore de villes, ni de routes, ni de voitures.

Mais le soir venu, Lunesco ressentit une grande fringale et quand le soleil tomba dans la mer, il frissonna. Il décida de retourner en bas pour retrouver ses parents, son lit et un bon petit repas. « Ramène-moi chez moi » demanda-t-il au vent.

Sa maman lui fit un doux baiser. « Tu es trop téméraire, mon Luno, soupira-t-elle, un chenapan, un vrai petit aventurier. Ne me fais plus jamais ça, petit loup, j’ai eu tellement peur pour toi » et elle lui prépara une belle omelette.

Tout en avalant son plat préféré, le garçon, les yeux brillants, lui raconta toutes les choses merveilleuses qu’il avait vues depuis son nuage. Puis il s’endormit toujours avec cet immense sourire sur sa frimousse. De quoi pouvait-il bien rêver?

Le lendemain Lunesco grimpa sur sa balançoire. « Juste un petit peu, maman » chuchota-t-il, même que sa maman ne le vit pas, elle était partie dans la forêt pour ramasser des baies. Il se berça doucement, puis donna un petit coup et un autre plus vigoureux pour aller plus fort à toute volée. Il se sentit léger, tellement léger qu’il voulut essayer de voler encore une fois. Juste une fois !

La balançoire faisait son aller-retour, devint plus lente, brimbalait, swinguait doucement et finalement s’immobilisait. Plus de Lunesco.

Ses camarades le virent monter dans le ciel. Devenant toujours plus petit il ne s’arrêta pas sur le nuage mais continua plus loin. Il ne fut plus qu’un petit point puis disparut.

Sa maman était revenue de la forêt et personne n’osait lui dire que son petit garçon avait disparu. Mais le soir, quand tout le monde regardait la lune qui montait dans le ciel, cette lune qui avait toujours été lisse et brillante, ils y reconnurent le visage de Lunesco. Ils le voyaient rire, donc il devait être heureux.

Une année plus tard, par étoile filante interposée, Ludo invita sa maman sur la lune. Après de longues hésitations seulement, elle se décida d’utiliser la balançoire pour son départ. La maman est restée loin d’Emeraude pendant une année entière et quand un jour elle est revenue, elle était plus belle qu’avant. Ses yeux brillaient, son regard était lumineux et sa démarche gracieuse. Elle avait quelque chose de surnaturel, quelque chose d’ailleurs…. Les gens l’appelaient alors « Soleil ». Elle ne parlait à personne de son séjour lunaire mais pour le reste de sa vie ce grand sourire qu’ont seulement les gens heureux n’a jamais quitté son visage.

Vous avez certainement déjà aperçu Lunesco un soir de plaine lune. Et si plus tard les hommes sont allés sur la lune sous prétexte d’explorer cette petite planète, dites-vous bien qu’en réalité ils cherchent tous ce petit garçon téméraire. Or, le coquin se cache et il s’est probablement construit une magnifique balançoire depuis bien longtemps.

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A l’ouest de la vie, à l’est de l’éternité.

 

Victor est parti. L’infirmière m’a apporté mes médicaments et je me suis couchée un moment. J’avais besoin de repos. Mon 90° anniversaire n’a pas été la grande fête que j’avais imaginée mais ce n’est pas grave. Je n’étais vraiment pas en forme pour voir du monde. Seul Victor est venu me tenir compagnie et a mange avec moi. Cela m’a fait grand plaisir même si je n’ai rien pu avaler. Je sais que je suis parfois méchante avec lui et qu’il ne le mérite pas. C’est mon tempérament et bien qu’il ait passé 60 ans, on n’y change plus rien.

Maintenant je suis debout à la fenêtre et me sens bien, toute légère. Une douce chaleur m’enveloppe, cela fait du bien à mon dos et à mes jambes. Les douleurs se sont volatilisées. La morphine ? Qu’importe, je revis.

Dans le champ ensoleillé qui jouxte la maison il y a les vaches, j’adore le son de leurs cloches qui a bercé mon enfance.

Tiens – je frotte mes yeux pour y voir clair – on a mis dans ce champ la piscine de ma maison à Téhéran. Ah, ça, c’est une belle surprise d’anniversaire.

Tous mes vieux amis sont rassemblés. Même ceux que je croyais déjà morts. Ils ont apporté d’énormes bouquets de fleurs. Il y a des roses blanches que j’adore et les tournesols que Johnny aime tellement. Quel tableau magnifique !

Là sous le cerisier, je vois la Mercedes grise de Madame Kaiser. Elle n’est pas décédée ? Non, elle en descend à l’instant, impeccable dans son nouveau tailleur Chanel. Véra est avec elle, très élégante, elle aussi. Un modèle de Léonard, je parie ! Elles seraient venues exprès de Berne ? En voiture ? Une folie. Elles auraient dû prendre l’avion. Mais pourquoi ont-elles amené Mademoiselle Wagner, l’institutrice de l’école primaire dans sa robe gris-souris. Je n’ai vraiment pas besoin de cette chipie.

Ah, je ne crois pas mes yeux. Même le Shah Reza Pahlavi s’est déplacé avec la belle Farah Diba pour me souhaiter bon anniversaire. En habit d’apparat blanc et or, quel honneur ! Ils sont accompagnés de quatre serviteurs qui portent une caisse de champagne et des corbeilles de dattes et fruits exotiques. Ils sont entourés d’une impressionnante brochette d’ambassadeurs, tous en uniforme comme dans les années soixante. Je crois rêver.

Ha, derrière il y a Rashid le jardinier en tablier vert et chapeau de pailles. Ses bras sont chargés d’énormes branches de Bougainvilliers roses. Pourtant il sait parfaitement que je préfère les blanches…

Et puis Mohamed le cuisinier en veste blanche qui sied si bien à sa peau basanée. Il aurait pu mettre une nouvelle toque, elle a une grosse tache jaune à droite qui doit dater du curry de midi. Si je ne m’occupe pas de tout …

A gauche sous le palmier il y a un petit groupe de musiciens qui commencent à jouer « Happy birthday » et tout le monde chante en agitant des petits drapeaux suisses.

Je suis émue, éblouie, émerveillée. J’ai envie de pleurer de joie. Il y a longtemps que je n’ai pas été aussi heureuse. Je dois absolument raconter tout cela à Victor demain. D’ailleurs, pourquoi n’est-il pas là. ? Et son frère d’Amérique manque aussi. Toujours en vadrouille, ces gamins.

Chut ! Chut !

Quelqu’un m’appelle…

Johnny ? C’est toi, Johnny ?

Ça fait si longtemps.

Oh mon amour,

Attends-moi, je viens.

 

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Pomme ou pas Pomme

– T’es pomme! dit la pomme à la poire.

–  Mais non, ma très chère, je suis poire.

–  Peut-être bien, mais t’es pomme quand même. Regarde-toi. Toute ronde, tu n’as pas du tout une forme d’amphore comme il se doit pour quelqu’un de ton peuple. Et puis ta peau est fine comme la mienne, tes joues sont rouges. T’es sûre que nous ne sommes pas sœurs?

La poire fait l’indifférente, faut montrer à cette bécasse de pomme, une Jean-Jacques Goldman si je ne me trompe, que je suis au-dessus de ces insinuations improbables.

Un petit garçon qui ressemble à Mickey gambade à travers la pièce, celui-là même qui a cueilli les fruits ce matin. Il s’arrête sur une pirouette, penche la tête. Du coin de l’œil et avec un brin de méfiance il regarde la corbeille de fruits, tend l’oreille. Il a entendu parler…. Bizarre ! Il s’approche de la table à pas de loup.

–  Pfft, pfft, pfft, fait la poire, fous le camp, gamin. Tu me gênes ! Il n’y a rien à voir et surtout rien à manger. Je dois vivre encore. Selon la pomme je dois faire pousser mon cou pour me ressembler et pour lui prouver de quelle famille je me réclame. Le  Printemps manganèse est un illustre clan poirier et cela depuis 41 ans déjà. Mais cela, elle ne le sait pas, la pomme, elle est bien trop pomme.

Le gamin fait de gros yeux ronds. Qui parle ? Y aurait-il un ver dans ce fruit ? Parce qu’un fruit ne peut pas parler. Il n’aime pas les vers et préfère s’éloigner.

Le chat tigré roulé en boule sur le fauteuil Louis Toujours lève lascivement la tête. Son oreille fine a capté la conversation. Il s’étire, saute sur la table d’un bond feutré et renifle la poire.

– Oh non, soupire celle-ci, tu vas me faire tomber dans les pommes, tu pues. D’abord ce chenapan de gamin et maintenant le fauve ! Quelle maison. Pourquoi on ne m’a pas laissée sur mon pommier, j’y étais si bien.

– Tu vois ! Tu vois ! claironne la pomme sur un ton victorieux, tu t’ennuies de ton pommier. Je ne suis pas paumée, j’en déduis que t’es bien une pomme.

– Pfft, pfft, pfft, la poire fait une moue. Pauv’ pommelée ! Vas te faire cuire la tige ou mieux, vas te faire grignoter la frimousse. Ha ! voici Mickey qui rapplique.

A bout de bras le garçon prend la corbeille tout en regardant avec suspicion ses occupants, pommes ou pas pommes.

– J’arrive, maman, pour la salade de fruits.

Et pfft ! La poire tombe dans les pommes !

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Entre hier et aujourd’hui

Pendant trois semaines nous avons vécu à Chenini, au portes du désert, entre pierres et ciel, un pied dans le présent, l’autre dans le passé. Nous avons aussi pris un peu de temps pour visiter la région. Demain matin à l’aube Tunis Air nous ramènera à Genève

Le souk de Tataouine à 20 km. Ah! Les mandarines et les dattes n’ont rien à voir avec ce que l’on trouve chez nous.

Les collines des alentours

Le Ksar Soltane ou ont été tournés, tout comme à Chenini et dans d’autres sites de la region, des scènes du film « La Guerre des Étoiles ». Dans le film on parlait de la planète Tatooine.

 

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Chenini et les Ksour

Le ksar de plaine El Ferch

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Le ksar de crête Chenini

Le village de Chenini se situe à 20 km de Tataouine dans le Sud-Est de la Tunisie. Il appartient à la première génération des « ksour de crêtes » fondés avant le XIème siècle.

Le village est composé d’une superbe citadelle (le ksar) qui à 650 m surplombe quatre niveaux d’habitations troglodytes agencées en un magnifique amphithéâtre surréaliste. La pierre ocre se confond absolument avec la couleur de la montagne. De loin on pourrait croire à un château-mirage, tant la structure est naturelle.

Chenini est considéré comme le plus beau village berbère de toute l’Afrique du Nord qui demeure encore habité par 600 personnes logeant dans les grottes. Ils se dédient à l’agriculture. Il y a principalement la culture d’oliviers, de dattiers et de figuiers. Ils vivent également d’un peu d’élevage et de tissage. Ceci malgré la poussée irrésistible du modernisme et de l’exode qui chamboule cette région désertique.

En 2007 un couple de Tataouine a pris l’initiative d’y lancer une première résidence troglodyte dédiée au tourisme écologique et culturel avec une capacité de 40 lits, tous aménagés dans des grottes. Pour l’instant il n’y a pas d’autre lieu d’hébergement dans le village.

Les Ksour (greniers, singulier ksar)
(Extrait de « De Matmata à Tataouine, Ksour, Jessour et Troglodytes » par Hédi Ben Ouezdou)

La région de Tataouine se distingue par une particularité qui correspond à la présence de ksour. Ces édifices, marquant l’empreinte de l’homme dans le paysage, occupent des sites très diversifiés sur les crêtes, en montagne ou en plaine. Ils sont intimement liés à l’histoire du peuplement de ces régions et de leur évolution économique et sociale. Au ksar se rattache toute une civilisation rurale qui a marqué pour plusieurs siècles l’ensemble de la Tunisie du Sud-Est. Le ksar correspond en premier lieu à un grenier. Il s’agit d’un ensemble de cellules (ghorfa) disposées en un ou plusieurs étages et qui ouvrent toutes sur une place centrale. De l’extérieur, le mur, sans aucune ouverture à l’exception de la porte, se présente avec des hauteurs importantes pouvant attendre 10 m et évoque ainsi l’aspect de forteresse. Tous les ksour sont placés en intégration parfaite dans le milieu naturel et l’environnement de la région, en fonction de l’exploitation des possibilités offertes par le relief de la crête jusqu’à la plaine. Aucun ksar n’est implanté dans une zone inondable. Sur les crêtes, les ksour sont difficiles à détecter de loin puisqu’ils épousent la structure et la couleur du relief.

Le ksar est avant tout un grenier collectif. Il a toujours servi, à une seule ou un groupe de tribus, de lieu d’ensilage de produits agricoles résultant de l’activité économique des habitants de la région. Les objets de valeur ont été également placés dans des cachettes dans les ghorfas du ksar.

Les anciens habitants de ces régions ont été confrontés à la nécessité de stocker leurs réserves alimentaires afin d’affronter une succession d’années sèches. Le ksar offrait dans ce contexte un endroit idéal de stockage avec une architecture conçue dans cet objectif. Il permet de conserver, d’une façon écologique, les produits engrangés en bon état pendant une période allant jusqu’à sept ans.

Le ksar s’intégrait parfaitement dans un mode de vie fondé sur le semi-nomadisme qui nécessitait de placer les produits agricoles dans un endroit sûr sous la surveillance d’un gardien pendant les périodes d’absence. Ainsi le ksar a-t-il constitué à travers l’Histoire le meilleur moyen pour les populations locales de mettre leurs richesses à l’abri d’éventuels assaillants dans un régime tribal dans lequel les razzias étaient la règle.

Le ksar assurait également une autre fonction qui est celle de la vie sociale. C’était un lieu de rencontre et de transactions commerciales qui a évolué progressivement en place de marché surtout dans la plaine.

Les Ksour citadelle
Les Ksour citadelles, tels Chenini, occupent les sommets des buttes qui sont détachées de la surface du plateau. Il s’agit de buttes à versant raides et à sommets plats matérialisés par une couche de roche dure sous la forme d’un chapeau ou d’une couronne. Le ksar Citadelle domine, en le surplombant, le village avec des habitations troglodytiques et des huilerie souterraines. Les ksour citadelles sont les plus anciens.

 

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Les escaliers de Chenini

Tout se passe le long du flanc de montagne sur lequel le ksar (le grenier), aussi appellé la Citadelle qui ressemble de loin à un grand  vaisseau échoué sur une butte, domine le paysage de pierre ocre.

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L’école et le recyclage

J’ai passé une matinée à l’école. 25 enfants de 6 à 10 ans. Une seule classe. Une maîtresse et le principal. Les plus grands vont en bus scolaire à Tataouine (15 km) au lycée. Aujourd’hui une association pour l’écologie de Tunis a envoyé trois jeunes, accompagnés par deux représentants de Swisscontact qui soutient plusieurs projet dans le pays. Ils ont préparé une leçon ludique et interactive pour sensibiliser la population et particulièrement les enfants à l’environnement, au traitement des

déchets et au recyclage. La participation était  animée et vive. En sortant de classe les enfants criaient « à bas le plastique, à bas le plastique ». Un exercice  pratique les attendait. Trois poubelles pour le tri. Puis ils se jetaient sur les sucreries qu’on leur avait préparées. Bon, de là à se discipliner et ramasser les déchets jetés un peu partout, il y aura encore du chemin à faire. Il faut toujours commencer par un petit pas pour accomplir de grandes choses.

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Les Jarres de Chenini

La diversité des jarres et pots est aussi remarquable. Pot de fleur, poubelle, entrepôt, décoration et plus. Je voulais vous en mettre tout plein mais la connexion est tellement lente que je me contente de vous présenter Fatma qui fait du recyclage! Une des plus belles d’ailleurs que j’ai découvert non dans le village mais dans la Ciradelle.

Peut être une autre fois pour le marché aux jarres.

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Et voilà, j’ai une meilleure connections je peut vous faire faire un petit tour de jarres.

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Les portes de Chenini

Les grottes de Chenini ont été creusées dans la roche friable entre deux plaques dures et la hauteur de la grotte dépend de l’épaisseur de cette couche moins molle. Vivre ainsi « sous terre » n’est pas évident pour tout le monde. Pour nous il a un effet bénéfique: on dort au minimum 10 à 11 heures chaque nuit. Pas un bruit, même la prière du muezzin tôt le matin ne nous réveille pas. En me baladant entre le restaurant de l’hôtel Kenza et notre grotte, 300 m de pente, pavés et escaliers (cela nous fait les mollets!), j’ai découvert la diversité des portes d’entrées, leur beauté, le bois travaillé, le délabrement aussi.